12 mai 2013

Branchages & Branchements

Projet Versus

En collaboration avec le Lycée Jean Monnet des Herbiers (85)

Le thème était "versus", il était donc demandé de concevoir un objet finale fonctionnel faisant apparaître de manière flagrante une opposition de sens, de matériau, de milieu d'utilisation...

J'ai donc opposé une multiprise issue de grande distribution de marque Legrand et une souche de pin landais fraîchement coupé donc encore « vivant ».

J'ai voulu créer un trompe l' oeil en m'inspirant entre autre de Brandt sur Hoffner de Bertrand Lavier (1984). Les deux objets viennent naturellement s'emboîter ce qui renforce le versus par son incohérence. Comme un sophisme visuel.

Le matériau brut qu'est le pin se transforme objet fonctionnel et perd sa nature sauvage et naturelle. Encore poussant dans sa forêt il y a peu de temps et la sève coulant encore dans ses veines, unique, l'arbre est assimilé à un objet sans vie, froid et identique à des centaines de milliers d'autres.

J'ai modifier le câble de la multiprise pour une plus ostentatoire afin d'assumer les matériaux et leurs sémantiques, la prise orange de chantier est d'une impersonnalité et d'une valeur d'estime très faible face à une matière vivante.

La composition aussi trouve ses contraste entre l'aspect sculptural et brut de la souche et la rigueur et la symétrie de la prise blanche immaculée. De plus les motifs irréguliers du bois sont rompus la la linéarité et la répétition ceux de la prise.

La double prise USB est un parti pris destiné à questionner l'idée de technologie récente face à un arbre/matériau utilisé depuis des centaines d'années pour le gemmage (récolte de la sève : production d'essence de térébenthine) toute en gardant l'intitulé de multiprise. C'est un détail qui vient étayer la problématique du projet.

La relation entre les deux « objets » vient de l'analogie de l'énergie d'un côté électrique (prises) et de l'autre organique (la sève omniprésente dans la souche).
La forme aussi avec ses multiples pattes s’enfonçant dans le sol comme plusieurs prises nourrissant l'arbre.


Pour conclure je dirais que c'est une confrontation entre la nature et l'homme par un versus de la la nature contre la production industrielle, le naturelle contre l'artificiel.


Voici la construction pas à pas de l'objet :


























Et finalement ...



24 mars 2013

Le Corset Luminaire

Projet Matériau

En collaboration avec le lycée Jean Monet des Herbiers (85) et L'entreprise Meubl' Epok au Boupère (85)


Le projet nécessité la prise en main d'un matériau au choix et d'une entreprise liée afin de concevoir un objet répondant aux valeurs et qualités intrinsèques du matériau.

J'ai donc choisi le bois de placage pour sa finesse et sa liberté de forme. Le bois m'attirant tout spécialement en tant que matière, j'ai voulu découvrir un dérivé de celui-ci pour étendre mes connaissance sur ce matériau naturel et aux possibilités infinies.


Des échantillons de bois de plaquage de toutes essences m'ont été gracieusement fournis par l'entreprise.


Au vue de mes expérimentations, j'ai décidé de m'approprier le corset, vêtement désuet qui persiste toujours dans certaines garde-robes. Son rappel à une histoire ancienne m'a amené à l'associé aux bois qui été à la même époque le plus utilisé. Je trouvais également intéressant de mélanger le bois avec la notion de tissu par opposition.

Quelques croquis de recherches sur les formes et les assemblages.




Le passage par différentes maquettes était nécessaire pour valider les formes et les assemblages. 

La finesse du matériau m'a aussi beaucoup intéressé et surtout sa transparence. C'est pourquoi j'ai décidé de créer un corset décoratif mis en valeur par la fonction de luminaire.

J'ai donc créer un patron en m'inspirant des patrons d'époque et de mesures sur modèle vivant et avec 2 essences différentes de bois ( Noyer US (sombre) et Bouleau (clair) ) j'ai constituer les pièces puis les ai assemblé.
Le corset est donc monté sur un piétement ou vient s'ajouter un culot d'ampoule au centre du futur corset et une ceinture permettant le maintient des pièces de bois.



Le Lacet rouge me semblait indispensable pour une meilleure lecture de l'objet ainsi que pour contraster le matériau.

Le mélange des deux essences se répond et joue avec les différentes transparence via la lumière. De plus les veines du bois sont orientées perpendiculairement pour augmenter le contraste.










13 février 2013

MARSonomie

Projet Junk Food

En collaboration avec le lycée Jean Monnet des Herbiers (85) et l'artiste Régis Perray.

Le Projet consisté à redonner une image positive de la "junk food" c'est à dire de la Malbouffe. Le Snacking comme phénomène de société nous envahie. 

Mon choix s'est porté sur le barre chocolatée "Mars" avec laquelle j'ai joué sur la connotation plus qu'évidente avec la planète afin de créer un snack ( plat pris hors des heures de repas conventionnelles) gardant sa valeur d' enca mais arborant une image plus précieuse. 

Le plat est composé de crumble au pomme inspiré des terres sableuses et brunes de l'astre avec en son centre un panache de caramel symbolisant les nombreux volcans qu'on y trouve. Une boule au chocolat permet de raccrocher l'image de la planète et un saupoudrage de noix de coco et de cannelle/piment les nombreux climats tantôt glacials, tantôt caniculaires.

Le plat présenté dans son "écrin" prêt à être déguster avec son cappucino.




Animation créée lors des recherches.

18 octobre 2012

Koksskap

Projet IKEArt

En collaboration avec le lycée Jean Monnet des Herbiers (85).

Les documents présentés ont été fait par mes soins mais le projet s'est construit autour d'un groupe de travail composé de 3 personnes au total.
Avec Quentin Penvern
         Pauline Marquis


Le sujet été la conception d'une "série sensible" visant à réconcilier les mobiliers de la fameuse marque néerlandaise et leurs durée. C'est à dire détourner un produit de leurs gamme pour lui donner une autre vie par l'action de l'utilisateur par des procédés techniques simples et à la portée de tous.



Notre produit " Köksskap " (soit "toilette de cuisine" en francais) consiste à réutiliser des lunettes de toilettes et les intégrer dans un milieu opposé pour créer un contre-sens. Ces lunettes une fois intégrées dans la cuisine permettent l’installation d'une poubelle munie d'un couvercle. Le produit original garde sa fonction première réservé aux "déchets" pour la prolonger dans un autre secteur de la maison.


Le produit d'origine.


Un plan de montage simple sans gros ouvrages.



Intégrée dans la cuisine, le "Koksskap" passe presque innaperçu.